Laure Coutaz

Laure Coutaz est une femme rayonnante, amoureuse des mots qui chantent et qui s'interroge, depuis toujours, sur le sens de la vie. Un stylo en main, elle se transforme, se pose, se concentre mais son sourire franc et radieux n'est jamais très loin. Ses écrits parlent de la mort, son visage nous parle de la vie, cette vie qu'elle aime et chérit par-dessus tout et qu'elle transmet avec bonheur à sa famille. "La littérature romande n'est pas forcément chiante" clament en cœur les éditions Torticolis et frères qui ont publié son premier ouvrage "Quand il faudra partir" et on est bien d'accord avec eux.

Podcast : Laure Coutaz

Les mots qui chantent

Une plume à la main dès l’enfance

Écrire, ça fait partie de ma vie depuis toute petite. J'écris, des fois sur des bouts de papier, des fois dans des cahiers que j'ai achetés exprès pour mais que j'oublie dans un coin. Ça a toujours été quelque chose d'assez secret. C'est une activité quotidienne.

 

Torticolis et frères

« Rien n’est plus sérieux que d’être léger », reprend un des éditeurs de Torticolis et frères. Avec eux, j’ai trouvé les personnes avec qui travailler et qui me laissent vraiment la liberté dont j'ai besoin. Quand j'écris et que je retravaille les textes, je les lis à haute voix. Ça a sûrement un lien avec le théâtre que je pratique aussi. J’ai besoin que ça chante juste, j'ai besoin d'entendre les mots. La virgule, si je l'ai mise là, il ne va pas falloir la changer de place, sinon ça va changer le rythme de la phrase et ça va me gêner. J’écoute le son des mots comme des chansons. Je suis quelqu'un qui a été bercée par la chanson française depuis toute petite. Tout ça a un lien cohérent avec ce que je propose dans mes textes.

 

Vie, réflexions et mort

Je suis quelqu'un qui a conscience que la vie est très courte. Depuis toute petite, j'ai peur qu'elle m'échappe. J'ai des questionnements sans fin depuis toujours. Je me poserai toute ma vie des questions sur la mort, l'univers, le sens qu'on peut donner à tout ça. Et c'est ça qui ressort aussi dans ce que j'écris.

 

Mon style à moi

C'est difficile pour moi de dire que j'ai un style. J'ai plutôt l'impression qu'on est dans un monde où l'on est influencé par beaucoup de choses. Alors j'imagine que ce que j'écris, ça a forcément été influencé par des auteurs ou par des chansons. La littérature, ce sont des photos de petits moments, des photos du quotidien, de la nature, de la vie en général. C'est aussi ça la culture finalement, c'est aller plus loin, c'est ne pas rester tout seul. Parce qu'écrire, finalement, c'est déjà être très seul.

 

Ces mots qui survivent

C'est clair que si je peux continuer comme ça, à écrire de temps en temps un livre, à aller rencontrer les gens qui l'ont lu, et puis créer des discussions et des échanges, moi ça me suffit amplement. On parlait de ma peur de la mort, de ce qu'il y avait après, de ce qu'il n'y avait pas après. J'ai l'impression qu'on ne peut pas vivre sans chercher des signes ou sans donner un sens à la vie. Les mots ont été imprimés, ils sont là. Ils vont me dépasser, ils vont me survivre.

 

Video ©2021 Culture Valais
Artiste: Laure Coutaz
Interview : Sophie Michaud de Culture Valais
Réalisation : Alexandre Bugnon / societe-ecran media
Photos : ©Culture Valais | Alexandre Bugnon / societe-ecran media
Publié : 15.04.2021
Podcast
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