Elles et ils sont passionné·es d'art et de culture et tout aussi passionnant·es dès qu'elles et ils en parlent. Voici, dressée pour vous, la liste des professionnel·les qui font la culture...
Découvre le nouveau portrait du designer haut-valaisan Alessandro Magnani !
" A l'époque, il y avait un photographe de skate qui savait que je faisais de la sérigraphie. Il trouvait cela passionnant et m'a proposé de venir en Suisse pour écrire un article pour le magazine de skate Playboard. L'article devait combiner le skate, la sérigraphie et l'art. Parce que le skateboard est aussi quelque chose d'artistique, une forme d’expression et d'art.
Ensuite, il a rédigé un article et pris des enregistrements de la manière dont je travaille. Nous avons également filmé des clips de skate. Il m’a alors dit qu'en Allemagne, les shoppers ou les tote bags étaient très tendance. Il m'a conseillé d'imprimer des tote bags. En Allemagne, cela a eu beaucoup de succès. J'ai alors réalisé un premier design. "
" Beaucoup de personnes se sont promenées en Suisse avec ce sac. C'était la meilleure publicité qui soit. Je n'ai pas eu besoin de faire de publicité sur les réseaux sociaux. La majeure partie provenait des magasins. Au final, une trentaine de magasins ont vendu les sacs. C'est à ce moment-là que j'ai réalisé que je n’avais plus besoin d’aller travailler. J'avais suffisamment à faire avec la sérigraphie.
Certains magasins ont commandé entre 200 à 400 sacs. Au début, je n'arrivais plus à suivre. Puis j'ai réalisé que je devais me concentrer, bien m’organiser et investir de l'argent. J'ai pris conscience qu'il me fallait un carrousel. Je me suis renseigné pour savoir où acheter les machines adaptées à mes besoins. J'ai investi plusieurs milliers de francs et acheté un carrousel, un nouveau flash dryer, des tables et de la peinture. J'avais ainsi un bon équipement. Je me suis alors concentré uniquement sur ce travail. "
" Au début, il s'agissait d'une petite entreprise. Aujourd'hui, cela fait 13 ans. Au fil du temps, on apprend à optimiser, à être plus rapide. Au final, cela englobe la comptabilité, l'art, la technique, l'impression, la boutique en ligne, la photographie et la couture. Beaucoup de choses se sont accumulées en 13 ans. "
" Il n'est pas important que je garde ce savoir pour moi. C'est pourquoi j'ai trouvé très agréable de pouvoir réaliser des créations pour des entreprises. Parce que je possède le savoir-faire, les compétences, les connaissances et l'équipement nécessaires. Je suis allé vers les gens et les gens sont venus vers moi.
Le fait que mon travail soit local est certainement un aspect important. En Valais, je ne connais pas beaucoup de gens qui font encore de la sérigraphie. C'est un artisanat qui se perd. Je trouve ça cool que ça vienne d'ici. C'est ce qui est beau. C'est réciproque. Cela aboutit à quelque chose des deux côtés. Quand tu dis que j'ai fait faire mes T-shirts en Chine. C'est une plus belle histoire quand on sait que quelqu'un le fait à la main, qu'il y met du cœur et qu'il s'y connaît en matière de qualité. C'est un point important. Ou est-ce exagéré ? "
Artiste : Alessandro Magnani - www.alessandromagnani.eu
Interview : Valentin Zimmermann / Kultur Wallis
Réalisation : Alexandre Bugnon societe-ecran media
Montage : David Gross societe-ecran media
Photos : ©Culture Valais | Alexandre Bugnon / societe-ecran media
Spotify : https://open.spotify.com/show/7EKRmHl4wTzi6rFNxJ268i
Les arts de la scène, les arts visuels, le cinéma, la littérature ou la musique sont toute leur vie. Tous les deux mois, nous vous invitons à découvrir un ou une artiste ayant un lien avec le Valais, qu'il soit un jeune talent ou une personnalité reconnue.

Joëlle Allet, Foto: Culture Valais/Valérie Giger

Ephraim Salzmann © Sebastian Magnani/Plateforme Culture Valais