Marco Nicolas Heinzen

Marco Nicolas Heinzen ⒸValerieGIGER / Kultur Wallis

Marco Nicolas Heinzen ⒸValerieGIGER / Kultur Wallis

Marco Nicolas Heinzen ⒸValerieGIGER / Kultur Wallis

Marco Nicolas Heinzen ⒸValerieGIGER / Kultur Wallis

Marco Nicolas Heinzen ⒸValerieGIGER / Kultur Wallis

Marco Nicolas Heinzen ⒸValerieGIGER / Kultur Wallis

Marco Nicolas Heinzen ⒸValerieGIGER / Kultur Wallis

Marco Nicolas Heinzen ⒸValerieGIGER / Kultur Wallis

Marco Nicolas Heinzen ⒸValerieGIGER / Kultur Wallis

Marco Nicolas Heinzen ⒸValerieGIGER / Kultur Wallis

Marco Nicolas Heinzen ⒸValerieGIGER / Kultur Wallis

Marco Nicolas Heinzen ⒸValerieGIGER / Kultur Wallis

Marco Nicolas Heinzen ⒸValerieGIGER / Kultur Wallis

Marco Nicolas Heinzen ⒸValerieGIGER / Kultur Wallis

Marco Nicolas Heinzen ⒸValerieGIGER / Kultur Wallis

Marco Nicolas Heinzen ⒸValerieGIGER / Kultur Wallis

Marco Nicolas Heinzen ⒸValerieGIGER / Kultur Wallis

Marco Nicolas Heinzen ⒸValerieGIGER / Kultur Wallis

Ce chat, je l'ai rencontré sur Internet

Une chose est d'ores et déjà claire: le parcours de Marco Nicolas Heinzen n'est pas simple à cerner. Il n'est pas seulement musicien, artiste contemporain ou peintre. Il aurait pu être encore philosophe, physicien ou biologiste. Il est un homme de potentiel. Face au large champ des possibles qui s'offre à lui, il cherche à en explorer toute la palette.

Ses oeuvres semblent simples au premier regard. Mais seulement au premier regard. Ne s'agirait-il pas de "Grumpy Cat", cette célébrité d'Internet, avec son regard hargneux, représenté en peinture à l'huile ? Marco Nicolas Heinzen ne se préoccupe guère que cette icône du web ait déjà été copiée, partagée et "likée" par des millieurs d'utilisateurs et qu'elle ait ainsi perdu de son unicité et de son aura depuis longtemps. Il en va exactement de ce contraste: l'artiste de Brigue soulève la contradiction entre le flux d'images rapide et inflationniste d'Internet et le travail méticuleux et lent de la peinture à l'huile, pour lequel il a passé plus de 200 heures de travail. Une image fugace puisée dans les réseaux devient une pièce unique et s'enrichit d'une valeur et dans la durée. "Je m'imagine déjà les professionnels dans 100 ans, désarmés devant cette huile de "Grumpy Cat", à se demander quelle signification ce chat pouvait bien avoir, pour qu'en son temps, il ait inspiré un tel tableau", glisse Marco Nicolas Heinzen avec un sourire malicieux.

Marco Nicolas Heinzen collectionne des images d'Internet depuis 2006. Sa collection, depuis lors, comporte 19'573 données d'images et plus de 300 vidéos issues de Youtube. Parmi elles, il y des images qu'il considère lui-même comme à côté de la plaque, politiquement incorrectes ou encore qui sont tendance ou qui proviennent de mèmes. Souvent apparaissent des représentations de palmiers, symboles de désirs de la classe moyenne, ou d'animaux dans des postures humaines. La dimension bizarre, cocasse qui émane de ces sujets fascine Marco Nicolas Heinzen. Il aime les paradoxes, les contradictions et la provocation. Il traite des questions des nouvelles technologies, de la science, de la psychologie sociale, de l'esthétique, des médias sociaux et de l'Internet. "À proprement parler, la peinture réaliste du 21ème siècle est une absurdité", remarque-t-il. Quant à la question du sens de son travail et de la valeur de l'artiste, il suggère "Souvent, le sujet principal d'une image est un piège subversif pour le spectateur, qui me permet de me pencher en arrière-plan sur les thèmes de l'histoire de la peinture tels que la nature morte, les textures ou la matérialité et sur les questions de la société actuelle."

Marco Nicolas Heinzen s'empare de la peinture comme medium, comme la forme esthétique d'expression d'un système plus vaste d'idées et de concepts. Il choisit le medium le plus adéquat dans la mise en oeuvre d'un concept. En 2013, lors de la Foire à Art Basel, il a choisit une installation sonore de vidéos issues de Youtube, au sein de laquelle il est intervenu avec une performance de Live-DJ. En 2015, dans le cadre d'une exposition collective avec Pascal Sidler und Angela Baumgarnter à Zurich, il a sculpté des tortues avec du savon coloré et a mis en scène un buisson sonore, d'où émanaient des sons de vagues, de chants d'oiseaux d'Amazonie et de gouttes de pluie. Diplômé en 2008 de pédagogie musicale et d'un Master of Arts in Fine Arts, section Arts Visuels (2011, Zürcher Hochschule der Künste, ZhdK) l'artiste se fixe toujours de nouveaux défis, que ce soit à travers ses peintures monumentales ou ses installtations interactives, qui lui permettent de dépasser les limites esthétiques.

Dernières expositions

2015 Tartart Gallery - 24h Project, Zürich „Tropical Interzone“
2015 QG – Centre Contemporain, La Chaux de Fonds, „Monsieur L'Ordinateur“
2015 Plymouth Rock, Zürich „A Form is a Social Gatherer“
2014 Dienstgebäude, Zürich 
„Catch of The Year“
2014 Well, Zürich, „La deutsche Vita“
2014 Kunstverein Oberwallis, Visp, Einzelausstellung, "Eventually you will be dead, but today you are not."
2014 Festival Images, Vevey „Re:Editorial“ Adventice Editions & Marco Nicolas Heinzen
2014 Sidney & Berne Davis Art Center, Fort  Myers Florida US, "Punctum Contra Punctum II“
2014 National Museum of Georgia, Tiblisi, "Punctum Contra Punctum II"
2013 Art Basel, Art-Book Fair
2012 “von Hunden, Katzen und anderem Getier”  Einzelausstellung, Lokal-Int, Biel

Contact

www.marconicolasheinzen.com
info@marconicolasheinzen.com

Parution: août 2015
Texte: Nathalie Benelli
Photos: © Valérie Giger

Retour