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Découvre le nouveau portrait de la sculptrice Maya Graber !
" J’essaie de donner une âme à mes œuvres en les ressentant. En fait, je ne peux travailler que de cette façon. Il me faut d’abord un « interlocuteur ». Quand je travaille sur une sculpture, je dois très tôt créer une sorte de tête, une représentation de ce que je suis en train de modeler. C’est seulement à partir de là que je peux entrer en dialogue avec elle.
C’est une sorte de ressenti. Je perçois l’essence de l’œuvre et j’espère, bien sûr, pouvoir transmettre cette perception au spectateur. "
" La particularité de la sculpture c’est qu’elle est tridimensionnelle. Elle « fonctionne » vraiment lorsqu’on peut en faire le tour, quand chaque côté fait émerger quelque chose. On peut la toucher. Je trouve cela très beau, parce que bien souvent l’art est tenu à distance et on n’a pas le droit de le toucher. En revanche, la sculpture, surtout dans l’espace public, peut être manipulée par les gens et porte donc des traces.
J'ai une idée de départ, à partir de laquelle je commence à modeler. Pendant ce processus, l’idée évolue, se transforme. Dans le meilleur des cas, elle engendre immédiatement l’idée suivante. C’est ce que je préfère : quand le travail se développe de manière organique, quand une chose naît de l’autre. Je crée quelque chose et en le faisant, l’idée du projet suivant apparaît déjà. "
" La nature me fascine. Elle m’apporte de la tranquillité. De plus, la lumière me fascine. Par exemple, il fut un temps où je disais que je n’aimais pas du tout l’hiver. Aujourd’hui, j’apprécie beaucoup l’heure bleue en fin de journée.
Peu importe où je vis. Mes expositions ont lieu en Allemagne ou ailleurs en Suisse, ce qui signifie que je suis toujours en déplacement. Je peux donc tout aussi bien vivre à la campagne et me rendre à une exposition depuis là. Je ne suis pas attachée à une ville, car je ne montrerais de toute façon pas uniquement mes œuvres là?bas. "
" Je dirais qu’une médaille peut être plus expressive qu’une grande sculpture. Par 'expressive', j’entends qu’elle peut être très concrète et spécifique. Plus une sculpture est grande, plus elle doit rester générale, sinon elle devient trop imposante, trop démonstrative. Une petite œuvre, en revanche, peut se permettre d’être frappante, même parfois morale, car cela ne fait pas de mal. Mais si je place une figure de deux mètres et que je lui attribue un message moral, elle devient très dominante. "
" Je souhaite pouvoir continuer à travailler longtemps en tant que sculptrice. On dit souvent que les sculpteurs travaillent jusqu'à ce qu'ils tombent raides morts, c'est-à-dire jusqu'à 80 ans et plus. J’aimerais créer encore de nombreuses œuvres pour l’espace public, car cela me correspond parfaitement. Mais je veux aussi continuer à avoir du temps pour mes projets personnels. "
Artiste : Maya Graber - www.maya-graber.ch
Interview : Valentin Zimmermann / Kultur Wallis
Réalisation : Alexandre Bugnon societe-ecran media
Montage : David Gross societe-ecran media
Photos : ©Culture Valais | Alexandre Bugnon / societe-ecran media
Spotify : https://open.spotify.com/show/7EKRmHl4wTzi6rFNxJ268i
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© Sebastian Magnani | Plateforme Culture Valais

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